SMIC 2022 : une troisième augmentation au 1er août.

Rédigé le 21/07/2022


Après janvier, puis mai, le SMIC augmentera de nouveau au 1er août 2022. C’est ce que confirme l’INSEE via la publication des résultats définitifs de l’évolution de l’indice des prix à la consommation pour le mois de juin. Cette augmentation est automatique en raison de la progression de l’inflation.

SMIC au 1er août 2022 : nouvelle augmentation due à l’inflation

En principe, le SMIC est revalorisé au 1er janvier de chaque année. Mais le Code du travail prévoit une revalorisation mécanique du SMIC dès que l’indice des prix à la consommation (IPC) augmente d’au moins 2 % depuis la précédente revalorisation du SMIC (Code du travail, art. L. 3231-5).

Et cela s’est déjà produit en 2022 !

En effet, après une augmentation « normale » au 1er janvier 2022 de 0,9 %, le SMIC a déjà été revalorisé en raison de l’inflation au mois de mai 2022, l’évolution de l’indice des prix à la consommation ayant atteint les 2,65 %.

Le même mécanisme devrait se produire au 1er août. Si ce chiffre doit encore être confirmé par arrêté, l’INSEE a publié le 13 juillet dernier les résultats de l’évolution de l’indice des prix à la consommation : entre mars et juin, l’inflation a progressé de 2,01 %.

SMIC au 1er août 2022 : nouvelle évolution de 2,01 %

Au 1er janvier 2022, le taux horaire du SMIC était de 10,57 euros, soit 1603,12 euros bruts mensuels.

Depuis le 1er mai 2022, ce taux horaire est passé à 10,85 euros, soit 1645, 58 euros bruts mensuels.

Au 1er août 2022, sous réserve de confirmation par arrêté publié au Journal officiel, il devrait être réévalué à 11,07 euros de l’heure, soit 1678,95 € bruts mensuels. Ce qui représente une augmentation de 75,83 euros par mois depuis le 1er janvier.

Ce nouveau montant du SMIC aura des répercussions sur la rémunération des apprentis et des salariés en contrat de professionnalisation.

Rappel

L’entreprise doit vérifier qu’aucun de ses salariés n’est rémunéré en-dessous du SMIC sous peine de sanction allant de 1500 euros à 3000 euros en cas de récidive. Et cela vaut également pour les salaires minimaux prévus par votre convention collective ! Si ces minima deviennent inférieurs au SMIC, c’est le SMIC qu’il faut appliquer. En revanche, les minima conventionnels supérieurs au SMIC restent en vigueur : l’indexation des accords conventionnels sur le SMIC est interdite par le Code du travail (art. L. 3231-3).

(Source Editions TISSOT)