Les Français de plus en plus conscients des inégalités entre les femmes et les hommes, selon une étude.

Rédigé le 09/03/2021


Depuis trois ans, de moins en moins de Françaises et de Français se disent satisfaits du niveau de l'égalité femmes-hommes, que ce soit dans la sphère familiale, professionnelle ou dans l'espace public.

C'est une tendance depuis trois ans : de moins en moins de Françaises et de Françaises se disent satisfaits en matière d'égalité femmes-hommes, selon le baromètre Kantar réalisé pour la Fondation des Femmes. Pour la présidente de l'association, Anne-Cécile Mailfert, pas de doute à avoir : c'est bien le signe d'une prise de conscience au sein de la société. 

À la maison, au travail et dans l'espace public

Ainsi, 41% des personnes interrogées estiment que, dans l'espace familial, l'égalité n'atteint pas un niveau suffisant. C'est 7 points de plus qu'un an auparavant. L'augmentation est encore plus nette si l'on tient compte uniquement des hommes ( 12 points). Et la même tendance s'observe dans l'espace public. 

Enfin, au niveau professionnel, la majorité (71%) estime que le compte n'y est pas, le chiffre grimpant à 77% chez les femmes. Salaires, carrières, précarité, risque de harcèlement : "l'immense majorité des Français voit aujourd'hui qu'il y a un problème"salue Anne-Cécile Mailfert sur France Inter.

De façon générale, on note que l'insatisfaction est moins importante chez les hommes que les femmes. "Cela s'explique par le fait que ce ne sont pas eux qui sont discriminés", analyse Anne-Cécile Mailfert. "Ils vont donc être moins sensibles au problème." Mais les choses évoluent, génération après génération, les moins de 35 ans apparaissant plus critiques que leurs aînés

Crise sanitaire

Autre enseignant de cette étude : les périodes de confinement ont été légèrement moins bien vécues par les femmes (66%) que par les hommes (70%). L'écart se creuse en cas d'enfant à charge (63% pour les femmes contre 78% pour les hommes). 

Il apparaît également qu'en ces temps de pandémie, les femmes sont beaucoup plus nombreuses à se sentir anxieuses ou déprimées, ainsi qu'exposées au surmenage et à l'isolement. 

(source France inter)