Plus de 125 millions de passagers aériens perdus en 2020 en France.

Rédigé le 23/01/2021


Les aéroports français ont accueilli 54,1 millions de passagers en 2020, à peine plus de 30% du trafic global de 2019. Le repli s'est encore accentué en fin d'année.

Depuis la rentrée 2020, le trafic aérien hexagonal est en berne. Après la parenthèse ensoleillée, compagnies et aéroports ont été confrontés aux réalités de la pandémie. En septembre 2020, le recul du nombre de passagers enregistrés sur les aéroports français a été de près de 75% par rapport à septembre 2019 : 76% en octobre 2020 et en décembre, et surtout 88% en novembre. Au final, sur les douze mois, le repli est de 69,8%, avec un total de 54,1 millions de passagers, contre 179,6% un an plus tôt.

La filière se souviendra aussi de ce printemps 2020 cauchemardesque. En avril 2020, la chute libre a été de 99,1% et de 98,4% en mai 2020. Autrement dit, le transport aérien a été à l’arrêt… Du jamais vu sur une période aussi longue. Les volcans islandais ne font pas le poids face au Covid-19 !

L’effondrement du trafic aérien étant dû essentiellement à la fermeture des frontières et dans une moindre mesure au confinement printanier, le trafic aérien a mieux résisté que l’international. En 2020, 15,6 millions de passagers ont voyagé sur les lignes domestiques, contre 34,1 millions en 2019, soit une baisse de 54,25%. En revanche, sur l’international la chute est de 73,45 % (38,6 millions de passagers en 2020, contre 145,4 millions en 2019). Effet mécanique de cette évolution, le pavillon français qui perdait, chaque année du terrain par rapport à ses concurrents étrangers, regagne 6,6 points et revient à 46,7% de part de marché. Ce ne peut pas être une consolation compte tenu de l’état critique des compagnies aériennes.

(source aerobuzz)