Les compagnies aériennes vent debout contre le projet d’écotaxe

Rédigé le 18/09/2020


Pour la FGT CFTC, il faut stopper cette écologie punitive. Les salariés des transports et leurs entreprises vont crever de ces "petits bonhommes verts" voulant transformer le monde en petite maison dans la prairie...

(source l'écho touristique)

Lundi, le ministre délégué aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, a estimé que les mesures de la Convention sur le transport aérien allaient « achever un secteur déjà à terre ».

Décidément cela ne passe pas. Si les proposition de la convention citoyenne font un consensus c’est dans leur rejet par l’ensemble du secteur de l’aérien. Hier l’Union nationale des compagnies aériennes françaises (Uncaf) et la Fédération Nationale de l’Aviation Marchande (Fnam), deux syndicats de l’aérien français, sont venus taper du poing sur la table. Et ce quelques jours après les pilotes du syndicat majoritaire SNPL.

Si l’UNCAF applaudi la mise en œuvre de ce nouvel outil démocratique permettant une meilleure proximité entre la population et ses représentants élus, elle « regrette que cette assemblée dont les travaux ont été focalisés sur un sujet sociétal précis ait totalement ignoré les effets économiques collatéraux découlant de ses prises de position et n’ait pas vu parfois le côté peu démocratique des propositions qu’elle a faites. »

83,5 % d’augmentation du prix sur un Paris-Bordeaux

Les propositions ignorent les enjeux de connectivité du pays et les impacts sur l’économie française, confirme la Fnam. D’autant plus que la France est, avec les États-Unis et la Russie, l’un des rares pays à posséder l’ensemble de sa filière aéronautique.

Les syndicats estiment que les propositions apparaissent en contradiction avec le plan de relance du gouvernement qui prévoit de créer 160 000 emplois et de faire du secteur aéronautique français le leader de l’aviation verte de demain (15 milliards d’euros).

« À elle seule, la proposition visant à adopter une éco-contribution kilométrique renforcée coûterait au transport aérien français environ 4,2 milliards d’euros, indique la Fnam. Une charge insupportable pour un secteur qui joue actuellement sa survie, d’autant que cette proposition s’ajoute à la majoration de la Taxe de Solidarité qui devait déjà coûter 180 millions d’euros aux compagnies françaises (Loi LOM novembre 2019 NDLR). »

La Fnam a également calculé que l’impact de l’éco-contribution sur un vol Aller-Retour Paris Bordeaux provoquerai une augmentation de 83,5% du prix du vol et représenterai pour un Aller-Retour Paris-Istanbul une majoration de 90,3% du prix du vol. Soit un doublement du prix du vol.